Compte-rendu du Rassemblement du premier septembre

qui s’et tenu non loin de l’ambassade d’Egypte en soutien à #Bahey_eldin_hassan, directeur de l’Institut du Caire pour les Etudes des Droits de l’Homme (CIHRS) qui a été condamné par contumace par un tribunal égyptien à 15 ans d’emprisonnement pour « outrage au pouvoir judicaire » et « diffusion de fausses nouvelles ».

Etaient présents notamment nombre de représentantes et représentants d’associations qui avaient signé l’appel à se rassembler pour exprimer leur solidarité avec Bahey el Dine Hassan et protester contre la répression qui s’abat sur les militantes et militants des droits humains égyptiens et contre les tentatives de terroriser ceux et celles qui se trouvent à l’étranger.

Plusieurs personnes ont pris la parole pour dénoncer le verdict prononcé contre Bahey el Dine Hassan sur la base d’accusations sans fondement et dans le seul but de museler ses activités de défense des droits humains et d’envoyer un message au mouvement égyptien de défense des droits humains :

Gilles Manceron pour la #LDH
Cecile Coudriou présidente #Amnesty International France
Jean Paul le Marec pour le #MRAP
Lana Sadeq du Forum Palestine Citoyenneté
Ayad Ahram pour l'ASDHOM et la Coordination Maghrébine des Organisations de Droits de l'Homme
Pascal Torre pour le PCF
Christian Varin pour le NPA
Veronique Lamy pour le PCOF
Giovanna Tanzarella pour la Plate-forme Euromed France
Gilles Lemaire pour le Cedetim et EELV

G. Manceron a évoqué une visite qu’il avait rendu jadis à l’Institut du Caire pour les Etudes des Droits de l’Homme, visite durant laquelle il avait rencontré Bahey el Dine Hassan dont le sérieux et le calme l’avaient frappé.

Cécile Coudriou a rappelé l’action incessante d’Amnesty international en faveur des défenseures et défenseurs des droits humains égyptiens sur tous les plans : plaidoyers, rapports, campagnes…

La rapidité avec laquelle l’appel a pu être lancé et toute la logistique de ce rassemblement revient à Mouhieddine Cherbib du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, témoignage de la solidarité indispensable entre les associations de la région et de la tradition de coopération des mouvements tunisiens des droits humains.

Avec les associations de défense des droits humains ci-dessous

APPEL À UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX MILITANTS-ES ÉGYPTIENS-NES VICTIMES DE LA RÉPRESSION EN EGYPTE.

L’IFEDL vous invite à venir nombreux au rassemblement de soutien aux militants et militantes des droits humains qui subissent en Egypte les formes de répression et les violations les plus graves des droits de l’Homme.

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Le premier message qui nous parvient et nous expose la situation et la manière dont le gouvernement traite la pandémie à l’intérieur des prisons.

Lisez-le, aidez à sa diffusion, peut-être s’apercevra-t-on de cette catastrophe qui a lieu à l’abri de la vigilance de tous.

Résumé de la situation de la Covid-19 dans le complexe carcéral de Torah - 3 juillet 2020

Il y a une censure totale sur les nouvelles et les informations dans les prisons au sujet du coronavirus qui rend les détenus dans l’ignorance de ce qui se passe en dehors des murs de la prison. Lorsque les détenus questionnent des informateurs ou des agents de sécurité ils reçoivent invariablement la réponse suivante : « tout va bien ; il n’y a pas d’infection, ce sont des rumeurs ». Au bout d’un certain temps il fut admis qu’un employé avait été infecté légèrement et qu’il avait été soigné et que « tout allait bien ». C’est pourquoi les informations suivantes pourraient être incomplètes ou redondantes à cause du manque d’informations précises dont on dispose.

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Sarah Hegazi

(1990 – 2020)

 

Repose en paix

Risque de diffusion du virus Corona dans les prisons égyptiennes

Dans sa lettre d’information du 17 avril 2020, l’organisation POMED (Le Projet sur la Démocratie au Moyen – Orient) a publié l’information suivante :

 

Le blogueur et activiste pro-démocratie Alaa Abdel Fattah a commencé une grève de la faim pour protester contre les conditions inhumaines qui sévissent dans la prison de Torah et qui peuvent constituer un facteur accélérateur de transmission du COVID-19. Alaa Abdel Fattah est en détention provisoire depuis le mois de septembre, accusé de « divulguer de fausses nouvelles ».

 

Les auditions relatives aux détentions provisoires sont suspendues indéfiniment et les visites aux prisonniers et aux détenus supprimées, pour cause de pandémie. Cependant l’Egypte refuse de libérer, ne fut-ce que provisoirement, la plupart des prisonniers politiques malgré les appels en ce sens sur des bases humanitaires.

                                                                                                                                                                                                 

COVID-19 : Les gouvernements de la région MENA doivent prendre des mesures urgentes pour protéger la population carcérale

À la lumière de la pandémie de COVID-19 − qualifiée « d'urgence de santé publique de portée internationale » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) − nous, les organisations soussignées, exprimons notre vive inquiétude quant à la situation des détenu·e·s et des prisonnier.e.s dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). Si certains États de la région ont pris des mesures positives pour protéger la population dans son ensemble, la population carcérale reste particulièrement exposée à la propagation du virus.

                                                                                                                                     Suite

Un chercheur égyptien arrêté pour « atteinte à la sécurité nationale » à son retour d’Italie en Egypte

Patrick Zaky, étudiant diplômé à l’université de Bologne, a été interpellé à l’aéroport du Caire, vendredi 7 février 2020. Plusieurs ONG dénoncent ce qu’elles considèrent comme une arrestation arbitraire.

 Patrick Zaky revenait en Egypte pour rendre visite à sa famille.

                                                                                                                                     Suite

Tribune

A l’occasion de l’anniversaire de la révolution égyptienne de janvier 2011, un collectif de 52 députés et 14 eurodéputés français de différents groupes politiques appelle, dans Le Monde, à la libération de Ramy Shaath et des défenseurs des droits humains détenus arbitrairement en Egypte.

                                                                                                                                     Suite

Anniversaire de la Révolution du 25 janvier 2011

Triste anniversaire

Soutien et Solidarité

Avec celles et ceux qui se trouvent injustement derrière les barreaux
Nous publions les messages qui leur sont adressés pour leur dire

le monde ne vous oublie pas   Suite

06/01/2019

Des activistes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux sous le mot-dièse (hashtag) :« le froid une piqûre de scorpion »

L’avocat égyptien Gamal Eid, défenseur des droits humains, victime d’agression

Gamal Eid, directeur du Réseau arabe d’Information sur les Droits de l’Homme (ANHRI), a déclaré qu'il a été attaqué, battu et aspergé de peinture par une douzaine d'hommes alors qu'il tentait d’arrêter un taxi près de son domicile dans le quartier de Maadi, dimanche 29 décembre 2019. Les hommes étaient armés et ont menacé avec des pistolets des passants qui voulaient lui venir en aide. M. Eid pense que ces hommes étaient des policiers.

Au cours d’une cérémonie tenue à l’ambassade d’Allemagne au Caire, les ambassadeurs de France et d’Allemagne en Egypte ont remis conjointement le prix franco-allemand des droits de l’Homme au CENTRE  EL NADEEM, qui travaille sur la réhabilitation des victimes de violence et de torture.

à gauche: Magda Adly (médecin) et Aïda Seif El Dawla (avocate) cofondatrices du Centre El Nadeem

Le prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit, institué en 2016, honore chaque année des défenseurs des droits de l’Homme à travers le monde, des avocats qui les défendent, des journalistes qui se battent pour faire connaître la vérité, des défenseur.e.s qui mènent un combat dans des domaines essentiels comme la lutte contre la torture et les traitements inhumains ou dégradants, contre les disparitions forcées, contre les violences faites aux femmes, contre les discriminations à l’égard des personnes LGBT ou encore la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Malgré le gel de ses avoirs financiers et la fermeture de ses locaux depuis 2016, le Centre El Nadeem continue à documenter les violations et à aider autant que possible les victimes.

 

Rappelons que l’Egypte a adhéré le 25 juin 1986 à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Aisha El Shater toujours détenue

Le 25 novembre 2019, Amnesty international a publié un communiqué de presse qui indique : 

 

« Aisha El Shater, gravement malade, est détenue dans des conditions s’apparentant à de la torture et privée de soins médicaux adéquats »

 

Aisha El Shater est maintenue à l’isolement prolongée depuis son transfert dans la prison des femmes de Qanater fin janvier 2019.

Les conditions inhumaines auxquelles les autorités égyptiennes soumettent Aisha El Shater mettent sa vie en grand péril Avant d’être arrêtée Aisha El Shater a évoqué les victimes de violation des droits humains, notamment de disparitions forcées, de torture et de mauvais traitements dans les lieux de détention.

Depuis sa détention, Aisha El Shater n’a pas été autorisée à recevoir de visites de sa famille, ni à communiquer avec sa famille ou son avocat en prison. Ce traitement s’apparente à la torture en vertu du droit international.

Esraa Abdel Fattah a repris la grève de la faim

Le 9 décembre 2019, la défenseure des droits humains Esraa Abdel Fattah a repris la grève de la faim qu’elle avait initialement entamée le 12 octobre  et suspendue le 22 octobre 2019.

 

Le 20 novembre 2019, le Procureur général de la sûreté de l’Etat avait prolongé la détention provisoire de la défenseure des droits humains Esraa Abdel Fattah

Pour une période de 15 jours supplémentaires.

La détention provisoire de Ramy Kamel  prolongée de 15 jours.

Manifestations pacifiques, répression féroce Le 30 octobre, soirée de fraternité et de solidarité avec le peuple égyptien

Mercredi 30 Octobre 2019, l’IFEDL a organisé, avec le soutien d'EELV (Europe Ecologie les Verts) et REPRIEVE , une réunion d'information et un débat sur la répression en Egypte, dans les locaux du CICP (Centre international de culture populaire) qui nous a ouvert ses portes. 

En effet, suite aux manifestations qui ont eu lieu le 20 septembre dans plusieurs villes d’Egypte réclamant le départ du président Abdel Fattah El Sissi, plus d’un millier de personnes ont été arrêtées dans un arbitraire total. Depuis, des passants qui ont été pris dans la vague d’arrestations ont été libérés tandis que celles-ci - plus de 4000 en quelques jours - se multiplient dans les rangs des journalistes, avocats, intellectuels, universitaires, syndicalistes ou simples militants critiques. Ces actions se situent dans le contexte de la politique hautement répressive du régime qui fait fi de ses engagements internationaux par la violation systématique des libertés fondamentales des citoyennes et des citoyens, notamment par le recours à des procès iniques, la torture systématique et la pratique des enlèvements.

A la tribune ont débattu : Liliane Daoud, journaliste, animatrice d'une émission de débat télévisé à la BBC arabe sur l’Egypte de 2011 à 2016; Sherif Azer,  responsable à RETRIEVE du projet pour l’abolition de la peine de mort au Moyen-Orient et en Afrique du nord, animateur d'une campagne en Egypte “Halte à la peine de mort”; Abdessalam Kleiche, responsable de la Commission transnationale à EELV et Shahinaz Abdel-Salam, blogueuse et activiste égyptienne, membre de l'IFEDL, qui a animé ce débat.

Il a été question du réveil du peuple égyptien et des amis de l'Egypte à travers le monde contre une dictature qui, étant donné son échec sur les plans sécuritaire, économique et géopolitique, prend peur devant le mécontentement et la colère de la population et l’affronte par une répression sans merci.

Devant une cinquantaine de personnes, Céline Shaath, épouse française du militant égypto-palestinien Ramy Shaath a appelé à sa libération et a fait part de ses dures conditions de détention et des contacts politiques rencontrés en France. Elle n’a pas manqué d’évoquer le sort de ses codétenus.

 

#freeramyshaath

Ni optimistes, ni pessimistes, mais lucides, c'est à un réveil des forces révolutionnaires solidaires du peuple égyptien que tous ont appelé.

Gamal Eid,  est l’objet de menaces et d’actes d’intimidation persistants dus à ses activités de défense des droits humains.

L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits humains, partenaire de la FIDH et de l’OMCT, a été informé par des sources fiables que Gamal Eid, directeur du Réseau arabe d’Information sur les Droits de l’Homme (ANHRI), est l’objet de menaces et d’actes d’intimidation persistants dus à ses activités de défense des droits humains.

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