La mobilisation en faveur des prisonniers d’opinion égyptiens continue

Pour protester contre la visite officielle du président égyptien El-Sissi reçu en grande pompe par le président français Macron, un grand rassemblement a été organisé le 7 novembre devant l’Assemblée nationale comme nous l’avons signalé le 8 novembre.

                                                                                                              Suite

« Elle est emprisonnée comme plus de 60 000 personnes simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec le régime en place »

écrit, dans un blog hébergé par le media en ligne Mediapart, la fille de Hoda Abdel Moneim avocate égyptienne qui vient de se voir décerner le prix des droits humains 2020 par le Conseil des barreaux européens   Suite

Manifestation du mardi 8 novembre 2020

 

Une manifestation a rassemblé hier un grand nombre de militantes et militants  de défense des droits humains pour protester contre la visite du président égyptien Abdel Fattah El-Sissi au cours de laquelle il a reçu un accueil important avec tapis rouge et discussions de divers sujets  (armement, économie, etc.) sans que soit évoquée fermement la question de la violation des droits de l’homme ou que celle-ci conditionne les bonnes relations entre l’Egypte et la France.

Des parlementaires français et européens ont pris la parole ainsi que les représentants d’organisations-phares de défense des droits humains.

 

Nous publierons dans les prochains jours un compte rendu détaillé de cet événement de solidarité avec les prisonniers d’opinion incarcérés dans les geôles égyptiennes.

Le président égyptien arrive en France : Rendez-vous devant Assemblée nationale

le 8 décembre à 18 h 00 en solidarité avec le peuple égyptien

Visite d'al-Sissi : Rassemblement en solidarité avec le peuple égyptien

URGENT (03/12/2020 18h10)

 

Nous relayons cette information que vient de publier l’EIPR


L’ancien député au parlement égyptien Mohamed Anwar Sadat a informé l’Initiative égyptienne pour les Droits personnels que leur collègues Basheer, Karim et Gasser seront libérés ce soir. Un certain nombre de sites internet égyptiens ont publié des nouvelles similaires. L’équipe de défense de l’EIPR explore la confirmation des détails et les procédures de libération des trois membres de l’EIPR.

France : Macron s’apprête à recevoir al-Sissi sur fond de répression en Egypte

 

Le président français Emmanuel Macron devrait faire pression sur le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour que ce dernier agisse sur le front des violations des droits humains avant sa prochaine visite à Paris, notamment pour qu'il libère les activistes et défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, ont déclaré aujourd'hui 17 organisations de défense des droits humains. Suite

Le Conseil des barreaux européens (CCBE), association de barreaux de 31 pays d'Europe, représentant environ un million d'avocats, décerne son Prix des droits humains 2020 à sept avocats égyptiens actuellement en prison :

 

Haytham Mohammadein

Hoda Abdelmoneim

Ibrahim Metwally Hegazy

Mahienour El-Massry

Mohamed El-Baqer

Mohamed Ramadan

Zyad El-Eleimy

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L’IFEDL signataire d’un appel exigeant la libération immédiate des trois membres de l’EIPR

 

arrêtés arbitrairement par les autorités égyptiennes.

Plus de 50 organisations de toutes les régions du monde expriment leur solidarité avec l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) et exigent la libération immédiate et sans condition de Karim Ennarah, Mohammed Basheer et Gasser Abdel-Razek. Suite

En Egypte, répression ininterrompue

 

L’arrestation de Gasser Abdel Razek, directeur exécutif de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), jeudi 19 novembre par les autorités égyptiennes, fait suite aux arrestations successives les deux jours précédents de Mohamed Basheer, directeur administratif de l’EIPR et de Karim Ennara, chef de l’unité de la justice pénale à l’EIPR.

 

Le procureur de la Cour de sûreté de l’Etat se sert de la détention provisoire pour quinze jours, renouvelable pendant deux ans,  pour museler les opposants au régime et les défenseurs des droits humains qu’il accuse par des formules stéréotypés d’appartenance à un groupe terroriste et de diffusion de fausses informations qui portent atteinte à la sûreté publique et à l’intérêt de la nation.

 

Rappelons que 60 000 prisonniers politiques croupissent dans les geôles égyptiennes du régime dirigé par le général Sissi.

Arrestation du chef de l’unité de la justice pénale de l’EIPR

Trois jours après l’arrestation arbitraire de Moamed Basheer, le directeur administratif de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), par les forces de sécurité égyptiennes, celles-ci ont procédé le 18 novembre à l’arrestation de Karim Enara ,chef

de l’unité de la justice pénale à l’EIPR alors qu’il passait des vacances dans la ville de Dahab sur le littoral de la mer Rouge et l’ont emmené dans un endroit inconnu.

L’Initiative égyptienne pour les Droits et les Libertés (IFEDL) considère que c’est un enlèvement et dénonce cet acte qui se situe dans le cycle ininterrompu de la répression pratiquée par les autorités égyptiennes contre les défenseurs des droits humains et les militants des droits démocratiques.

L’IFEDL n’a de cesse d’exiger que les autorités égyptiennes mettent un terme à leurs actions arbitraires visant à bâillonner toutes formes de militantisme pacifique en faveur des droits et des libertés personnelles et qui violent tous les instruments internationaux auxquels l’Egypte est partie.

Arrestation du Directeur Administratif de l’EIPR

 

Dans un communiqué de presse publié le 15 novembre 2020 l’Initiative égyptienne pour les Droits personnels (EIPR) signale l’arrestation chez lui par les forces de sécurité de Mohamed Basheer, directeur administratif de l’organisation, et sa rétention pendant plus de douze heures dans les prémices de la sécurité d’Etat avant qu’il n’apparaisse dans les locaux du haut Procureur de l’Etat dans le cinquième district. 

Dans ces lieux, il a été interrogé sur l’action de l’EIPR, ses publications récentes et son activité d’aide légale. L’interrogatoire a porté notamment sur la visite à l’EIPR, le 3 novembre, d’un certain nombre d’ambassadeurs et de diplomates ; visite au cours de laquelle furent discutés la consolidation des droits humains en Egypte et dans le monde.

Le Procureur de l’Etat accuse Mohame Basheer, entre autres, d’adhésion à une organisation terroriste, de diffusion sur internet d’informations portant atteinte à la sécurité publique et de divulgation de fausses nouvelles portant atteinte à l’intérêt national.

Aucun élément sérieux et aucune enquête crédible n’ont étayé ces accusations.

Mohamed Basheer fait l’objet d’une détention de quinze jours en attendant la poursuite de l’enquête. Il a été inclus dans le procès 855/2020 où figurent déjà les avocats Mohammed El Baqer et Mahinour El Masry.

Le communiqué souligne que l’arrestation de Mohamed Basheer se situe dans le contexte autoritaire et répressif des arrestations destinées à intimider les défenseurs des droits humains ainsi que tous les militants sociaux et politiques.

 

L’Initiative franco-égyptienne pour les Droits et les Libertés (IFEDL) se joint à l’EIPR pour demander la libération immédiate de Mohamed Basheer et tous les activistes et professionnels des droits humains compris dans ce procès. Et pour demander que soit mis fin à toutes les accusations allégués contre lui et toutes les personnes figurant dans le cadre de ce procès.

IFEDL poursuit sa participation active à la mobilisation qui va en s’amplifiant pour dénoncer les violations flagrantes des droits humains en Egypte et pour exiger la libération des détenus injustement incarcérés dans les geôles égyptiennes.

 

C’est pourquoi nous publions cette lettre publiée par  l’Agence France Presse afin de populariser le plus largement possible un mouvement de soutien aux prisonniers égyptiens.


 

Lettre ouverte de parlementaires européens pour les droits humains

AFP / le 21 octobre 2020 à 15h50

 

 

 Lettre ouverte de parlementaires européens pour les droits humains

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Photo d'archives AFP

 

222 parlementaires européens ont adressé une lettre ouverte au président égyptien pour lui demander de libérer les "prisonniers politiques" et "cesser les violations contre les doits humains", selon un communiqué mercredi.

 

"Nous sommes déjà 222 ! 222 parlementaires du Parlement européen, de parlements nationaux en Europe (France, Allemagne, Italie, Belgique...) à signifier au Président (Abdel Fattah) Al Sissi que ce n'est plus possible de continuer ainsi, en toute impunité, de piétiner la liberté d'expression et d'opinion de son peuple, d'emprisonner sans inculpation ni jugement", selon un communiqué des députés Verts au parlement européen. "Plus tôt, cette semaine, 56 membres du Congrès américain ont envoyé un message similaire", affirment-ils également. Le communiqué cite la situation de "journalistes, militants LGBT, activistes politiques pacifistes, défenseurs des droits humains" incarcérés de manière arbitraire.

 

La situation des droits humains en Egypte est régulièrement dénoncée par des ONG.

 

Dans son état des lieux sur le pays, l'ONG Amnesty International recense des "mesures répressives contre les manifestants et les dissidents présumés, y compris des disparitions forcées, des arrestations massives, la torture et d'autres mauvais traitements, l'usage excessif de la force et des mesures de probation sévères, en particulier après les manifestations contre le président le 20 septembre 2019.

 

L'Egypte compte environ 60.000 prisonniers politiques, selon des ONG de défense des droits humains.

Le Congrès américain à Al-Sissi : la question des droits de l'Homme est une priorité

19 octobre 2020

- 56 membres du Congrès ont appelé le Président égyptien Al-Sissi, à libérer des personnes condamnées et emprisonnées injustement

 

Dans une lettre adressée à Abdelfattah Al-Sissi dont le Washington Post a eu une copie, 56 membres du Congrès américain ont souligné l'importance de la question des "droits de l'Homme", considérée comme prioritaire pour la réussite des relations bilatérales des États-Unis avec l'Égypte.

En effet, 55 démocrates dont le sénateur et l'ancien candidat à la Présidence, Bernie Sanders, ont exhorté le Président égyptien à libérer toutes les personnes détenues injustement.

De son côté, le député démocrate de Californie, Ro Khanna, l'un des signataires de la lettre, a déclaré au Washington Post que l'Administration américaine suivra une approche différente vis à vis la politique étrangère, en particulier au Moyen-Orient.

Et d'ajouter: "Ceci dit, notre relation avec l'Égypte sera réexaminée en matière de droits de l'Homme, qui sera une priorité".

Dans cette lettre, les législateurs ont exprimé leurs inquiétudes quant aux répressions auxquelles font face certains détenus, durant cette crise sanitaire.

Ils ont, également, rappelé les noms de plus de 20 militants et activistes dont des avocats, opposants politiques et journalistes emprisonnés simplement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits.

Les membres du Congrès ont, également, appelé Al-Sissi à libérer les détenus, avant que leur détention arbitraire ne devienne une condamnation au mort due à la pandémie du coronavirus. Ils citent notamment plus de vingt activistes, avocats, opposants politiques et journalistes arbitrairement emprisonnés. La liste inclut Ramy Shaath militant politique incarcéré depuis plus d’un an en détention préventive et Ramy Kamel militant copte. Ils font mention des femmes emprisonnées des Tik Tok.

Le prestigieux prix RAFTO 2020 pour les droits humains attribué à la Commission égyptienne pour les droits et les libertés
 

Résultats de 958 morts survenues dans les prisons égyptiennes

 

  • 677 négligence médicale

  • 25   autres causes

  • 55   surpopulation et mauvaises conditions d’incarcération

  • 65   prétendus suicides

  • 136 torture

        (source : Committee for Justice)

à

Compte-rendu du Rassemblement du premier septembre

 

 

qui s’et tenu non loin de l’ambassade d’Egypte en soutien à #Bahey_eldin_hassan, directeur de l’Institut du Caire pour les Etudes des Droits de l’Homme (CIHRS) qui a été condamné par contumace par un tribunal égyptien à 15 ans d’emprisonnement pour « outrage au pouvoir judicaire » et « diffusion de fausses nouvelles ».

Etaient présents notamment nombre de représentantes et représentants d’associations qui avaient signé l’appel à se rassembler pour exprimer leur solidarité avec Bahey el Dine Hassan et protester contre la répression qui s’abat sur les militantes et militants des droits humains égyptiens et contre les tentatives de terroriser ceux et celles qui se trouvent à l’étranger.

Plusieurs personnes ont pris la parole pour dénoncer le verdict prononcé contre Bahey el Dine Hassan sur la base d’accusations sans fondement et dans le seul but de museler ses activités de défense des droits humains et d’envoyer un message au mouvement égyptien de défense des droits humains :

Gilles Manceron pour la #LDH
Cecile Coudriou présidente #Amnesty International France
Jean Paul le Marec pour le #MRAP
Lana Sadeq du Forum Palestine Citoyenneté
Ayad Ahram pour l'ASDHOM et la Coordination Maghrébine des Organisations de Droits de l'Homme
Pascal Torre pour le PCF
Christian Varin pour le NPA
Veronique Lamy pour le PCOF
Giovanna Tanzarella pour la Plate-forme Euromed France
Gilles Lemaire pour le Cedetim et EELV

G. Manceron a évoqué une visite qu’il avait rendu jadis à l’Institut du Caire pour les Etudes des Droits de l’Homme, visite durant laquelle il avait rencontré Bahey el Dine Hassan dont le sérieux et le calme l’avaient frappé.

Cécile Coudriou a rappelé l’action incessante d’Amnesty international en faveur des défenseures et défenseurs des droits humains égyptiens sur tous les plans : plaidoyers, rapports, campagnes…

La rapidité avec laquelle l’appel a pu être lancé et toute la logistique de ce rassemblement revient à Mouhieddine Cherbib du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie, témoignage de la solidarité indispensable entre les associations de la région et de la tradition de coopération des mouvements tunisiens des droits humains.

Avec les associations de défense des droits humains ci-dessous

APPEL À UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX MILITANTS-ES ÉGYPTIENS-NES VICTIMES DE LA RÉPRESSION EN EGYPTE.

L’IFEDL vous invite à venir nombreux au rassemblement de soutien aux militants et militantes des droits humains qui subissent en Egypte les formes de répression et les violations les plus graves des droits de l’Homme.

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Le premier message qui nous parvient et nous expose la situation et la manière dont le gouvernement traite la pandémie à l’intérieur des prisons.

Lisez-le, aidez à sa diffusion, peut-être s’apercevra-t-on de cette catastrophe qui a lieu à l’abri de la vigilance de tous.

Résumé de la situation de la Covid-19 dans le complexe carcéral de Torah - 3 juillet 2020

Il y a une censure totale sur les nouvelles et les informations dans les prisons au sujet du coronavirus qui rend les détenus dans l’ignorance de ce qui se passe en dehors des murs de la prison. Lorsque les détenus questionnent des informateurs ou des agents de sécurité ils reçoivent invariablement la réponse suivante : « tout va bien ; il n’y a pas d’infection, ce sont des rumeurs ». Au bout d’un certain temps il fut admis qu’un employé avait été infecté légèrement et qu’il avait été soigné et que « tout allait bien ». C’est pourquoi les informations suivantes pourraient être incomplètes ou redondantes à cause du manque d’informations précises dont on dispose.

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Sarah Hegazi

(1990 – 2020)

 

Repose en paix

Risque de diffusion du virus Corona dans les prisons égyptiennes

Dans sa lettre d’information du 17 avril 2020, l’organisation POMED (Le Projet sur la Démocratie au Moyen – Orient) a publié l’information suivante :

 

Le blogueur et activiste pro-démocratie Alaa Abdel Fattah a commencé une grève de la faim pour protester contre les conditions inhumaines qui sévissent dans la prison de Torah et qui peuvent constituer un facteur accélérateur de transmission du COVID-19. Alaa Abdel Fattah est en détention provisoire depuis le mois de septembre, accusé de « divulguer de fausses nouvelles ».

 

Les auditions relatives aux détentions provisoires sont suspendues indéfiniment et les visites aux prisonniers et aux détenus supprimées, pour cause de pandémie. Cependant l’Egypte refuse de libérer, ne fut-ce que provisoirement, la plupart des prisonniers politiques malgré les appels en ce sens sur des bases humanitaires.

                                                                                                                                                                                                 

COVID-19 : Les gouvernements de la région MENA doivent prendre des mesures urgentes pour protéger la population carcérale

À la lumière de la pandémie de COVID-19 − qualifiée « d'urgence de santé publique de portée internationale » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) − nous, les organisations soussignées, exprimons notre vive inquiétude quant à la situation des détenu·e·s et des prisonnier.e.s dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). Si certains États de la région ont pris des mesures positives pour protéger la population dans son ensemble, la population carcérale reste particulièrement exposée à la propagation du virus.

                                                                                                                                     Suite

Un chercheur égyptien arrêté pour « atteinte à la sécurité nationale » à son retour d’Italie en Egypte

Patrick Zaky, étudiant diplômé à l’université de Bologne, a été interpellé à l’aéroport du Caire, vendredi 7 février 2020. Plusieurs ONG dénoncent ce qu’elles considèrent comme une arrestation arbitraire.

 Patrick Zaky revenait en Egypte pour rendre visite à sa famille.

                                                                                                                                     Suite

Tribune

A l’occasion de l’anniversaire de la révolution égyptienne de janvier 2011, un collectif de 52 députés et 14 eurodéputés français de différents groupes politiques appelle, dans Le Monde, à la libération de Ramy Shaath et des défenseurs des droits humains détenus arbitrairement en Egypte.

                                                                                                                                     Suite

Anniversaire de la Révolution du 25 janvier 2011

Triste anniversaire

Soutien et Solidarité

Avec celles et ceux qui se trouvent injustement derrière les barreaux
Nous publions les messages qui leur sont adressés pour leur dire

le monde ne vous oublie pas   Suite

06/01/2019

Des activistes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux sous le mot-dièse (hashtag) :« le froid une piqûre de scorpion »

L’avocat égyptien Gamal Eid, défenseur des droits humains, victime d’agression

Gamal Eid, directeur du Réseau arabe d’Information sur les Droits de l’Homme (ANHRI), a déclaré qu'il a été attaqué, battu et aspergé de peinture par une douzaine d'hommes alors qu'il tentait d’arrêter un taxi près de son domicile dans le quartier de Maadi, dimanche 29 décembre 2019. Les hommes étaient armés et ont menacé avec des pistolets des passants qui voulaient lui venir en aide. M. Eid pense que ces hommes étaient des policiers.

Au cours d’une cérémonie tenue à l’ambassade d’Allemagne au Caire, les ambassadeurs de France et d’Allemagne en Egypte ont remis conjointement le prix franco-allemand des droits de l’Homme au CENTRE  EL NADEEM, qui travaille sur la réhabilitation des victimes de violence et de torture.

à gauche: Magda Adly (médecin) et Aïda Seif El Dawla (avocate) cofondatrices du Centre El Nadeem

Le prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit, institué en 2016, honore chaque année des défenseurs des droits de l’Homme à travers le monde, des avocats qui les défendent, des journalistes qui se battent pour faire connaître la vérité, des défenseur.e.s qui mènent un combat dans des domaines essentiels comme la lutte contre la torture et les traitements inhumains ou dégradants, contre les disparitions forcées, contre les violences faites aux femmes, contre les discriminations à l’égard des personnes LGBT ou encore la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Malgré le gel de ses avoirs financiers et la fermeture de ses locaux depuis 2016, le Centre El Nadeem continue à documenter les violations et à aider autant que possible les victimes.

 

Rappelons que l’Egypte a adhéré le 25 juin 1986 à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Aisha El Shater toujours détenue

Le 25 novembre 2019, Amnesty international a publié un communiqué de presse qui indique : 

 

« Aisha El Shater, gravement malade, est détenue dans des conditions s’apparentant à de la torture et privée de soins médicaux adéquats »

 

Aisha El Shater est maintenue à l’isolement prolongée depuis son transfert dans la prison des femmes de Qanater fin janvier 2019.

Les conditions inhumaines auxquelles les autorités égyptiennes soumettent Aisha El Shater mettent sa vie en grand péril Avant d’être arrêtée Aisha El Shater a évoqué les victimes de violation des droits humains, notamment de disparitions forcées, de torture et de mauvais traitements dans les lieux de détention.

Depuis sa détention, Aisha El Shater n’a pas été autorisée à recevoir de visites de sa famille, ni à communiquer avec sa famille ou son avocat en prison. Ce traitement s’apparente à la torture en vertu du droit international.

Esraa Abdel Fattah a repris la grève de la faim

Le 9 décembre 2019, la défenseure des droits humains Esraa Abdel Fattah a repris la grève de la faim qu’elle avait initialement entamée le 12 octobre  et suspendue le 22 octobre 2019.

 

Le 20 novembre 2019, le Procureur général de la sûreté de l’Etat avait prolongé la détention provisoire de la défenseure des droits humains Esraa Abdel Fattah

Pour une période de 15 jours supplémentaires.

La détention provisoire de Ramy Kamel  prolongée de 15 jours.

Manifestations pacifiques, répression féroce Le 30 octobre, soirée de fraternité et de solidarité avec le peuple égyptien

Mercredi 30 Octobre 2019, l’IFEDL a organisé, avec le soutien d'EELV (Europe Ecologie les Verts) et REPRIEVE , une réunion d'information et un débat sur la répression en Egypte, dans les locaux du CICP (Centre international de culture populaire) qui nous a ouvert ses portes. 

En effet, suite aux manifestations qui ont eu lieu le 20 septembre dans plusieurs villes d’Egypte réclamant le départ du président Abdel Fattah El Sissi, plus d’un millier de personnes ont été arrêtées dans un arbitraire total. Depuis, des passants qui ont été pris dans la vague d’arrestations ont été libérés tandis que celles-ci - plus de 4000 en quelques jours - se multiplient dans les rangs des journalistes, avocats, intellectuels, universitaires, syndicalistes ou simples militants critiques. Ces actions se situent dans le contexte de la politique hautement répressive du régime qui fait fi de ses engagements internationaux par la violation systématique des libertés fondamentales des citoyennes et des citoyens, notamment par le recours à des procès iniques, la torture systématique et la pratique des enlèvements.

A la tribune ont débattu : Liliane Daoud, journaliste, animatrice d'une émission de débat télévisé à la BBC arabe sur l’Egypte de 2011 à 2016; Sherif Azer,  responsable à RETRIEVE du projet pour l’abolition de la peine de mort au Moyen-Orient et en Afrique du nord, animateur d'une campagne en Egypte “Halte à la peine de mort”; Abdessalam Kleiche, responsable de la Commission transnationale à EELV et Shahinaz Abdel-Salam, blogueuse et activiste égyptienne, membre de l'IFEDL, qui a animé ce débat.

Il a été question du réveil du peuple égyptien et des amis de l'Egypte à travers le monde contre une dictature qui, étant donné son échec sur les plans sécuritaire, économique et géopolitique, prend peur devant le mécontentement et la colère de la population et l’affronte par une répression sans merci.

Devant une cinquantaine de personnes, Céline Shaath, épouse française du militant égypto-palestinien Ramy Shaath a appelé à sa libération et a fait part de ses dures conditions de détention et des contacts politiques rencontrés en France. Elle n’a pas manqué d’évoquer le sort de ses codétenus.

 

#freeramyshaath

Ni optimistes, ni pessimistes, mais lucides, c'est à un réveil des forces révolutionnaires solidaires du peuple égyptien que tous ont appelé.

Gamal Eid,  est l’objet de menaces et d’actes d’intimidation persistants dus à ses activités de défense des droits humains.

L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits humains, partenaire de la FIDH et de l’OMCT, a été informé par des sources fiables que Gamal Eid, directeur du Réseau arabe d’Information sur les Droits de l’Homme (ANHRI), est l’objet de menaces et d’actes d’intimidation persistants dus à ses activités de défense des droits humains.